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NOTE D’INFORMATION SUR
LE RESEAU ISLMAM, POPULATION ET DEVELOPPEMENT DE LA RDC (RIPD/RDC)
Contexte de création
Comme préconisé par le
Programme d’Action de la Conférence Internationale sur la Population
et le Développement (CIPD), les organisations non gouvernementales
et la société civile dont les organisations religieuses doivent être
impliquées et partie prenantes dans la formulation, l’implantation,
le suivi et l’évaluation des stratégies et programmes en vue de
réaliser les objectifs de programme d’action. Cette recommandation
s’est a déjà pris forme dans plusieurs pays avec la mise en place
des réseaux des organisations religieuses. En effet, en Mars 2005,
la Conférence régionale d’Abuja sur le thème « Islam et bien-être
familial » a permis de passer en revue la position de l’Islam face
aux questions de population dont la planification familiale, la
mortalité maternelle, la parenté responsable, le VIH/SIDA, le rôle
de la femme, l’éducation des jeunes, etc…A l’issue des ces assises,
il a été mis sur pied le Réseau Africain des Organisations
Musulmanes en Population et Développement.
La communauté
musulmane de la RDC n’a pas pris à cette conférence. Etant donné le
le rôle clé joué par les communautés religieuses en matière de
développement, le bureau pays a considéré qu’il était important dans
le cadre du partenariat dynamique avec la société civile bâtir des
partenariats et des alliances stratégiques avec la communauté
musulmane souvent négligée dans les programmes de population et
développement dans le passé. La démarche amorcée avec la communauté
musulmane s’inscrit donc dans le suivi des recommandations de la
Conférence d’Abuja de mars 2005. Ainsi, il a été crée en Août 2006,
le Réseau Islam, Population et Développement de la RDC. Les
premières étapes de cette collaboration avec la communauté musulmane
semblent fructueuses et encourageantes. Cette communauté sert déjà
de canal de diffusion sur des questions liées à la santé de la
reproduction, au genre, au VIH/SIDA et aux violences sexuelles.
Objectif
Promouvoir les
questions de population au sein de la communauté musulmanes et des
autres communautés au regard de la jurisprudence islamique
Partenariat UNFPA
Réseau Islam, Population et Développement
Le partenariat entre
l’UNFPA et la communauté musulmane s’appuie sur l’approche
culturellement sensible pour développer des activités. Dans ce cadre
de travail, l’UNFPA assure un appui technique, matériel et financier
dans la mise en œuvre du plan d’action du réseau. Les acteurs du
réseau, à leur tour, oeuvrent, par leur engagement et leur
implication effectifs, pour la promotion des questions de population
et développement au niveau de toutes les couches de la communauté
musulmane.
Ce partenariat avec
communauté musulmane s’est appuyé sur l’identification des
structures locales de pouvoir, d’influences et les groupes de
pression au sein de cette communauté. Puis à travers le plaidoyer
mené à leur endroit, ces derniers contribuent à faciliter la
création d’un environnement favorable par lequel il peut être établi
des ponts entre les valeurs culturelles locales et universelles dans
la reconnaissance des droits humains et l’équité et l’égalité du
genre
Activités principales
Les principales
activités réalisées par la Communauté Musulmane dans le cadre de ce
partenariat sont :
-
Journées de
réflexion
-
Jeunesse
Islamique sur le VIH/SIDA (juin 2005)
-
Jeunes musulmane
et question de population et développement (décembre 2005)
-
Genre, islam et
les jeunes musulmans (janvier 2006)
-
Restitutions de la
Conférence régional d’Abuja aux niveaux national et provincial
(septembre à décembre 2005)
-
Ateliers de
planification et d’élaboration des documents stratégiques (plan
d’action, règlement d’ordre intérieur, décision organique)
(octobre 2005 et février 2006)
-
Appui aux activités
génératrices de revenu de 3 associations féminines (avril 2006)
-
Assemblée générale
constitutive du Réseau Islam, Population & Développement (août
2006)
-
Renforcement des
capacités des acteurs de du réseau en gestion de projet (août
2006)
-
Formation des Cheikh
et Imans en matière de VIH/SIDA.
Principales
réalisations
Après plus d’une année
de collaboration, la communauté musulmane, les premiers résultats
obtenus semblent encourageants et méritent que les actions puissent
être renforcées. On note :
-
un engagement marqué
à soutenir les jeunes dans la lutte contre le VIH/SIDA concrétisé
par les déclarations des Cheikh et Imams et celle des jeunes
-
la mise en place les
instances du réseau au niveau national et dans toutes les
provinces et fonctionnement du bureau de coordination national
-
la création d’un
environnement favorable crée pour les questions de population et
développement au sein de la communauté musulmane
-
l’engagement et
l’implication du Représentant Légal de la COMICO et de son comité
directeur dans toutes les activités entreprises
-
l’émergence d’un
leadership de la communauté islamique
-
le renforcement des
capacités des jeunes et des instances dirigeantes en matière de
santé de la reproduction y compris le VIH/SIDA, genre, gestion de
projet
-
Sensibilisations au
sein des mosquées et plaidoyer à l’endroit des autorités
religieuses sur les questions liées au genre, aux violences
sexuelles, à la planification familiale, au VIH/SIDA
-
la participation et
l’implication plus grande des jeunes et des femmes au processus de
planification et de prise de décision.
Prochaines étapes
La mise en œuvre du
plan d’action permettra d’étendre le champ des activités et de
renforcer les acquis de la communauté musulmane. Les prochaines
étapes peuvent se résumer en ces points :
-
la mise en œuvre du
plan d’action 2007-2008 aux niveaux national et provincial
-
la mise en place
d’un programme d’éducation par les pairs en matière de santé de la
reproduction des adolescents et jeunes, « life skills » au regard
de la religion
-
l’introduction de
l’éducation à la vie familiale dans les écoles conventionnées
islamiques selon la jurisprudence islamique
Leçons apprises
On peut mettre en
relief certains points qui ont été déterminants dans la bonne
marche du partenariat notamment :
-
l’importance de la
prise en compte des principes religieux de la confession avec
laquelle on travaille ;
-
le développement des
contacts personnels avec les leaders
-
l’acceptation de la
longueur du processus
-
l’écoute attentives
des différents courants et la flexibilité dans les actions
-
la participation au
processus de planification du nouveau programme et des autres
cadres de réflexion
Contraintes
Malgré les efforts actuels
consentis de part et d’autre, la survie de ce partenariat dépend
d’un certain nombre de facteurs clés. Parmi ceux-ci :
-
l’insuffisance de
financement pour la mise en œuvre du plan d’action
-
les capacités
insuffisantes en matière de management des animateurs du réseau
-
les petites
résistances de certains leaders.
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