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1.
Contexte de création
En
République Démocratique du Congo, il existe un réseau national des
femmes africaines ministres et parlementaires. Ce réseau connu sous
le nom de REFAMP/RDC (le Réseau des Femmes Africaines Ministres et
Parlementaires de la République Démocratique du Congo) a été
officiellement créé en 2004 avec l’appui de l’UNFPA. Le réseau est
fonctionnel.
Depuis
1998, l’UNFPA/RDC a financé la participation de femmes ministres et
parlementaires de la RDC aux conférences régionales du réseau des
femmes africaines ministres et parlementaires. Au cours de cette
année, la conférence s’est tenue à l’Ile Maurice sur le droit de
choisir, droits et santé en matière de reproduction.
Le 21
octobre 2003, UNFPA/RDC a été officiellement saisi par un noyau de
femmes ministres et parlementaires pour un appui à la création d’un
réseau national de femmes ministres et parlementaires en RDC. Ce
noyau était constitué de femmes ministres et parlementaires qui
avaient pris part à la cinquième conférence régionale du réseau au
Cap Vert en octobre 2002 sur le thème « Genre et VIH/sida :
renforcement de la réponse nationale ». A la suite de cette
conférence, elles avaient élaboré un projet de statuts constitutifs
d’un réseau national de femmes africaines ministres et
parlementaires, à savoir le REFAMP/RDC.
Ce projet
de statuts porte sur la création, la dénomination, le siège social,
la durée, le rayon d’action du REFAMP et ses objectifs dans les
dispositions générales. Il définit les différentes catégories des
membres, leurs conditions d’admission, leurs droits et obligations
ainsi que les conditions de perte de qualité de membre. Les
statuts prévoient trois organes, à savoir : l’Assemblée Générale, le
Comité Exécutif et la Commission de Contrôle. Ils spécifient les
modalités de mobilisation de ressources et celles de dissolution et
de liquidation du REFAMP.
L’UNFPA/RDC
a répondu favorablement à la requête officielle en appuyant la tenue
d’un atelier d’information sur le REFAMP. Cet atelier d’information
s’est tenu du 19 au 22 novembre 2003. Cet atelier a permis de
sensibiliser des femmes ministres et parlementaires de la RDC sur
l’importance et les enjeux du REFAMP en Afrique et de produire un
projet de programme d’action pour l’année 2004. Par ailleurs, il a
donné l’occasion de restituer les recommandations des conférences
régionales du réseau des femmes africaines ministres et
parlementaires de 1996, 1998 et de 2002. Au cours de cet atelier,
des présentations sur les problèmes de population, la santé de la
reproduction, le genre et le pouvoir politique ont été faites.
Cet
atelier d’information a été suivi par un atelier constitutif du
REFAMP du 26 au 28 janvier 2004 avec l’appui de l’UNFPA. Cet atelier
constitutif, qui a connu la participation de 100 femmes ministres et
parlementaires, a été ouvert par le Vice-président en charge de
Commission Politique, Défense et Sécurité. Cet atelier visait à
annoncer officiellement la création du REFAMP, à se pencher sur les
différents projets de statuts, de programme d’action, de
déclaration constitutive et de structuration de son comité
provisoire. Ce comité provisoire était composé de 40 membres, dont
un représentant de l’UNFPA à titre d’observateur.
En date
du 28 février 2004, au cours d’une cérémonie officielle présidée par
le Vice-président en charge de la Commission Politique, Défense et
Sécurité, la déclaration constitutive du REFAMP a été rendue
publique après avoir été signée par les membres du REFAMP. Au cours
de cette cérémonie, le projet de statuts a été approuvé et le comité
provisoire a été installé. Par la suite, le REFAMP a tenu une
série de réunions en vue d’examiner son projet de règlement d’ordre
intérieur, pour se conformer à ses statuts.
Ce règlement détaille les différentes dispositions contenues dans
les statuts. Il a été officiellement adopté le 9 septembre 2004.
L’UNFPA/RDC
a financé la participation des femmes ministres et parlementaires à
la sixième conférence du réseau des femmes africaines ministres et
parlementaires tenue à Libreville, du 23 au 26 novembre 2004 sur le
thème combattre les violences sexuelles : stratégie-clé pour
atteindre les objectifs du millénaire pour le développement.
En
2004, le REFAMP/RDC a bénéficié d’un appui institutionnel et
financier de l’UNFPA. L’appui institutionnel a consisté en la
réhabilitation légère de ses locaux, l’achat d’équipements
informatiques ainsi que de mobilier et fournitures de bureau. Le
Fonds a financé la réalisation d’activités de sensibilisation et de
plaidoyer dans le domaine de la promotion de l’égalité de genre et
de la lutte contre les violences sexuelles.
En 2005,
l’UNFPA a financé l’organisation de séminaires et d’ateliers sur le
processus et les systèmes électoraux en faveur des membres du
REFAMP. En outre, des sessions de sensibilisation des femmes pour la
participation massive au processus électoral en tant qu’électrice et
de candidate éligible ont été tenues grâce à l’appui matériel de l’UNFPA.
En plus du domaine des élections, les membres du REFAMP ont été
formés à la gestion et au développement organisationnel des ONG.
En 2006,
l’UNPA a appuyé la participation des membres du REFAMP aux élections
présidentielles et parlementaires Le Fonds a financé des
séminaires et des ateliers sur les processus et systèmes électoraux,
une campagne médiatique d’éducation pour le vote en faveur des
meilleures candidates féminines. Les membres du réseau ont été formé
sur les stratégies pour organiser une campagne électorale et sur le
marketing et la communication politique.
2.
Objectif
Le réseau
des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires (REFAMP) est un
forum unique de plaidoyer qui rassemble les femmes leaders du
gouvernement et du parlement pour discuter des questions qui sont
fondamentales pour une participation plus accrue et plus efficace
des femmes dans le développement durable tant sur le plan social,
économique et politique. Le REFAMP a été pour la première fois créé
au Burkina Faso tire son inspiration de la Conférence du Caire de
1994 qui a mis l’accent sur l’importance de l’égalité et l’équité du
genre, l’habilitation des femmes et leur participation dans la vie
économique, politique et sociales. Le REFAMP vie à accélérer le
processus d’habilitation des femmes pour qu’elles puissent jouer un
rôle plus actif, plus coordonné en matière de plaidoyer et
d’information sur les questions de population et de développement
durable.
3.
Partenariat UNFPA-Réseau (ce que l’UNFPA tire de ces
différents réseaux)
Du
partenariat avec le REFAMP/RDC, il se dégage des leçons importantes
découlant des trois résultats-clé de ce partenariat, à savoir : un
accroissement de la visibilité de l’UNFPA au plus haut niveau, une
efficacité plus grande de nos actions de plaidoyer et de lobbying et
un renforcement d’alliances avec les décideurs politiques.
Ø
Visibilité de l’UNFPA accrue au plus haut niveau
Cette
visibilité accrue au plus haut niveau est liée à plusieurs
facteurs : a) la présence continue de l’UNFPA à des manifestations
officielles organisées par des femmes ministres et parlementaires.
Le Fonds est le plus souvent sollicité pour prononcer un mot de
circonstance en tant qu’organisme ayant contribué de façon
significative à la création du REFAMP ; b) la mise à disposition de
la salle de conférences de l’UNFPA pour la tenue des réunions de
l’Assemblée Générale du REFAMP et d’autres fora de femmes leaders ;
c) la couverture médiatique des manifestations et activités de
sensibilisation du REFAMP qui met en relief le partenariat avec l’UNFPA,
et d) la présidence par les plus hautes autorités (le
Vice-président, par exemple) des cérémonies d’ouverture et de
clôture des manifestations officielles organisées par le REFAMP.
Ø
Efficacité plus grande des actions de plaidoyer et de lobbying
Cette
efficacité est plus grande en raison des moyens plus importants mis
à disposition du REFAMP. L’appui est passé de l’ordre de $ 19 000 à
$ 55 000. Ce qui a permis au réseau de diversifier et de multiplier
les actions de plaidoyer et de lobbying. Avec des moyens plus
importants, le réseau a pu bénéficier de formations en plaidoyer et
lobbying.
Ø
Renforcement d’alliances avec les décideurs politiques
Le REFAMP
est composé de femmes ministres et parlementaires honoraires et en
fonction qui évoluent dans les plus hautes instances de prise de
décision. Grâce à ce réseau, l’UNFPA a pu renforcer des alliances
non seulement avec les membres du REFAMP mais aussi avec des
décideurs politiques masculins aujourd’hui ralliés aux causes que le
réseau défend. Parmi ces causes, l’égalité de genre et la lutte
contre les violences sexuelles. Ce ralliement a été possible par
les discussions sur base d’argumentaires des questions d’égalité de
genre et de lutte contre les violences sexuelles au niveau de la
Présidence et des différentes commissions parlementaires (Commission
de Lutte contre les Violences Sexuelles et la Commission Femmes et
Famille).
Activités
principales
§
Mener des actions de plaidoyer législatif, politique et
médiatique dans la lutte contre les violences sexuelles et
sexo-spécifiques. ;
§
Renforcer les capacités institutionnelles, techniques et
opérationnelles des membres du réseau ;
§
Organiser des campagnes de vulgarisation sur l’article 14 de la
Constitution qui consacre la parité homme et femme et sur la
stratégie nationale d’intégration du genre dans les politiques et
les programmes ;
§
Organisation des sessions de sensibilisation au niveau du
parlement, du gouvernement et des leaders d’opinion sur les
différentes recommandations des conférences internationales (CIPD,
CIPD+5, CIPD+10, Conférence de Beijing, la Déclaration du
Millénaire) ;
§
Organiser des réunions de restitution auprès la participation aux
conférences internationales et régionales ;
§
Participer aux célébrations des journées internationales et
mondiales ;
§
Organiser des séances d’information et de sensibilisation sur les
questions de genre et développement ;
§
Plaider et faire un lobbying sur la promotion et la protection
des droits humains de la femme et de la petite fille ;
§
Entreprendre des actions de lobbying et de plaidoyer auprès du
Gouvernement en vue d’adopter et d’approfondir les législations
relatives aux questions de population et de genre ;
§
Mener des
actions e plaidoyer et de lobbying pour la réforme des textes de
lois discriminatoires en faveur des femmes et pour la mise en
application des instruments juridiques nationaux et internationaux
favorables au genre, avec un accent particulier sur les violences
sexuelles faites aux femmes, jeunes et enfants
4.
Couverture géographique
Le siège
du REFAMP est basé à Kinshasa mais le REFAMP mène des activités sur
toute l’étendue du territoire national.
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