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L’INITIATIVE CONJOINTE DE LUTTE CONTRE
LES VIOLENCES SEXUELLES FAITES AUX FEMMES
AUX
JEUNES,AUX ENFANTS ET
AUX HOMMES EN RDC
1.
Contexte de
mise en place de l’Initiative conjointe de lutte contre
les
violences sexuelles
La
république démocratique
Congo a connu depuis 1996, des conflits successifs, qui
ont entraînés la
recrudescence des violences et abus à l’égard des populations
civiles et général, et des femmes et des jeunes filles en
particulier.
Le climat d’insécurité qui a accompagné la guerre a conduit à
l’éclosion de nouveaux facteurs de vulnérabilité. Il s’agit
essentiellement des violences sexuelles faites aux femmes et aux
filles.
La violence sexuelle a été utilisée comme arme de guerre par la
plupart des forces impliquées dans les conflits. Les femmes et les
enfants qui représentent la base de la stabilité de leurs
communautés ont été violés et abusés par les combattants pour avoir
un contrôle effectif sur les civils et les territoires qu’ils
occupaient. Les agresseurs visaient, par les blessures et les
humiliations, à terroriser ces femmes, à déstabiliser les
communautés et à implanter leur pouvoir.
Face à cette situation alarmante, une mission inter agence avec la
participation, du gouvernement et des ONGs s’est rendue sur le
terrain afin de se rendre compte
de l’ampleur du phénomène, des efforts et des actions
menés en vue d’apporter une réponse aux besoins et droits
des victimes. Les efforts étaient dispersés, sans coordination et
bénéficiaient de très peu de soutien.
C’est dans ce contexte que l’Initiative Conjointe de lutte contre
les violences sexuelles a été mise en place pour être un cadre de
coordination en vue d’apporter une réponse holistique aux besoins et
droits des victimes de façon concertée. Il s’agit d’un effort
conjoint de programmation, une synergie d’actions entre tous les
intervenants impliqués en vue de lutter contre les violences
sexuelles.
Pour permettre la prévention et la réponse holistique à ces
besoins, l’Initiative Conjointe s’est structurée autour de quatre
volets: (i) prise en charge sanitaire, (ii) prise en charge
psychosociale qui comprend l’appui économique, (iii) l’assistance
judiciaire et (iv) la sécurité.
2. Rôle de leadership de l’UNFPA
a.
L’UNFPA a été l’agence qui, en juin 2003, a proposé à l’Equipe Pays l’idée de l’Initiative conjointe pour éviter la dispersion des
efforts. L’Equipe Pays (UN CT) a demandé à l’UNFPA de prendre le
leadership de l’initiative et d’amener tous les acteurs à travailler
ensemble.
b.
L’UNFPA a alors proposé l’idée d’une mission conjointe de
tous les partenaires pour la collecte d’informations et de données
sur la situation des SGBV en RDC dans les provinces et
l’identification des acteurs intervenant dans ce domaine.
c.
Suite à cette mission conjointe de collecte d’informations et
de données en août 2003, l’UNFPA avec l’assistance de l’unité HRU a
recruté une spécialiste internationale pour conduire un atelier de
formation et de planification pour une réponse multisectorielle aux
besoins des victimes. L’atelier a connu la participation de deux à
trois participants par province. L‘organisation pratique de cet
atelier a été confiée à UNFPA en tant qu’agence leader. La
contribution financière de chaque agence de l’Equipe pays (UNCT) a
été transmise à l’UNFPA pour gestion.
d.
A la réunion hebdomadaires du 1er avril 2004 de l’UNCT,
à laquelle participaient toutes les agences, il a été décidé de
transformer le groupe technique de suivi de l’initiative conjointe
en groupe thématique élargi sur les SGBV dont le leadership a été
confié à l’UNFPA. L’UNFPA a aussi la présidence du groupe technique
sur les SGBV qui est maintenu mais avec des termes de références
modifiés.
e.
C’est en sa qualité d’agence leader que l’UNFPA, mène
des actions de plaidoyer sur les violences sexuelles depuis
la mise en place de l’initiative conjointe. Le plaidoyer est fait au
niveau national et international par UNFPA pour la mobilisation des
ressources. Un accent est mis sur le développement des capacités
nationales en vue de prévenir les violences sexuelles et prendre en
charge les victimes. Des débats publics sont organisés avec les plus
hautes autorités du pays sur les violences sexuelles et la lutte
contre l’impunité par les agences de presse, la télévision et les
ONGs pour informer la population de la
réalité du phénomène et lutter contre l’impunité. Depuis 2004, l’UNFPA a mobilisé 23 560
000 $ pour apporter une réponse aux violences sexuelles en RDC.
f.
Depuis que UNFPA s’est investi par cette problématique, la lutte
contre les violences est montée dans les priorités nationales.
Cette prise de conscience s’est concrétisée par le lancement de
l’Initiative conjointe de lutte contre les violences sexuelles en
RDC. Cette Initiative qui permet à tous aujourd’hui de mobiliser des
fonds et de travailler ensemble pour des
objectifs communs est le fruit des efforts de l’UNFPA, et
du coordonnateur Résident du PNUD. La
charge financière des réunions de coordination est assurée par UNFPA ainsi que celle des activités
conjointes, même quand les autres agences contribuent, est toujours
pré financée par UNFPA
3.
La coordination
La prévention et la réponse aux violences sexuelles doit être
holistique et tenir
compte du contexte national. C’est la raison
pour laquelle un accent est mis
sur le
plaidoyer , la complémentarité
des interventions entre les différents volets de prise
en charge et
une meilleure couverture géographique. Par ces actions, UNFPA
a
donné un autre visage, une autre orientation à la lutte contre les
violences
sexuelle en RDC.
La coordination est structurée au niveau national à travers le
groupe thématique SGBV et le groupe technique de l’Initiatice
Conjointe
(IC).
Au niveau provincial, les synergies provinciales constituent le
mécanisme de coordination de toutes les interventions SGBV dans la
province.
Pour chaque projet conjoint financé par un bailleur, un comité de
pilotage est mis en place pour en assurer le suivi.
4.
La mobilisation des ressources
L’implication de tous les partenaires dans la programmation
conjointe a facilité la mobilisation des ressources : des projets sont financés par la Belgique,
l’Allemagne, le Canada, la Nouvelle Zélande, la Suède, la Finlande,
le pooled fund, l’USAID, la Suisse, les Pays – Bas, la France, la
Norvège, etc.
5.
Principales réalisations
-
La mise en place
de synergie provinciale de lutte contre les violence sexuelle dans
toutes les provinces
-
La production de
supports de collecte de données, de protocoles de prise en charge
et de module de formation harmonisés.
-
L’accroissement
de la prise de conscience grâce aux activités de sensibilisation
et de plaidoyer.
-
l’adoption et
la promulgation le 20 juillet des lois n° 06/018 et 06/019
modifiant et complétant respectivement le décret du 30 janvier
1940 portant code pénal congolais et le décret du 6 Août 1959
portant code de procédure pénale
-
L’élaboration
d’un plan d’action national de lutte contre les violences
sexuelles qui a adopté les stratégies de prévention et de réponse
au regard des changements intervenus dans l’évolution du phénomène
de violence sexuelle dans l’environnement national et
international.
-
Les actions de
plaidoyer ont abouti a un meilleur engagement de l’armée et de la
police
-
Les actions de
plaidoyer et sensibilisation menées au seing des communautés ont
permis l’identification de 56211 victimes de violences sexuelles
de 2004 à 2006 à travers tout le pays.
-
38606 victimes
ont bénéficié des soins de qualité, dans les différentes
structures médicales appuyées par les membres de l’IC
-
40687 victimes
ont bénéficié d’un counsellingl en vue d’une réhabilitation
mentale avec l’appui de tous les membres de l’IC de 2004 a 2006
-
3817 victimes
ont accédé à la justice de 2004 a 2006
-
7847 victimes
ont bénéficié d’une protection de 2004 a 2006
-
7968 victimes
ont été réinsérées dans leurs communautés
Points de discussions
-
Implication des Ministères de la Défense Nationale et de la
justice
-
Collaboration effective des agences du système des NU dans le
respect des directive du joint programming
-
Mobilisation des ressources pour couvrir les besoins
-
La couverture des GAP ( toutes les provinces ne bénéficient pas de
financement):
Financement Belge:
Financement Canadien:
Financement Allemand:
Financement UNFPA:
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