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Programme de
Coopération avec le Gouvernement
I. Analyse de la
situation
La La République Démocratique du Congo s’étend sur un très vaste
territoire de 2 345 000 Km2 avec,sur plus de 9 000 km de frontière ,neuf
pays limitrophes Angola, Burundi, Centrafrique, Congo Brazzaville,
Ouganda, Rwanda, Soudan, Tanzanie et Zambie. Sur le plan administratif,
le pays compte 11 Provinces, 42 districts et 222 territoires et
communes, et 737 collectivités.
Avec un taux d’accroissement moyen annuel demeuré supérieur à 3p.100,la
population congolaise double tous les 25 ans, passant de 15 millions en
1995 à près de 52 millions d’habitants dont 51 p.100 de femmes en l’an
2000.De novembre 1965 à la révolution de mai 1997,le pays avait connu un
régime monolithique et dictatorial, de nombreuses tensions sociales sous
formes d’émeutes de pillages,d’instabilité institutionnelle,
d’insécurité sociale et juridique, avec comme conséquence l’accélération
de la dégradation de l’économie et de la situation sociale. Une enquête
de l’Institut National des Statistiques (INS),a révélé que la proportion
des personnes vivant dans la pauvreté absolue ,c’est à dire ,avec moins
d’un dollar par jour, était en 1985 de 70 p.100 à Kinshasa,81 p. 100 à
Lubumbashi ,89 p.100 à Kisangani et 95 p.100 à Bandundu. Tout indique
que la situation s’est aggravée avec la guerre en cours depuis 1998,qui
a encore accéléré la paupérisation continue engendrée par trois
décennies de récession économiques associée à la gabegie politique de
l’ancien régime. Une autre enquête « Etat des lieux de la Santé » publié
en 1998 révèle que les femmes congolaises souffrent d’un état de Santé
de la Reproduction catastrophique.
II.
Interventions passées et leçons tirées
A : acquis
Le dernier programme de l’UNFPA en RDCongo a couvert la période
1986-1990.Dun montant de 7.5 millions de dollars, il a été conçu pour
appuyer les programmes du gouvernement dont les activités relevaient des
domaines d’intervention de l’UNFPA. Malheureusement ce programme n’est
pas arrivé à son terme à cause de nombreuse contraintes, due notamment
aux crises fréquentes et croissantes dans les domaines politique,
économique et financier. Mais il existe tout de même des acquis. En
effet, des activités développées dans le cadre du programme ont
contribué à la création du Programme National de Naissances Désirables.
Si les données du recensement général de la population de 1984 n’ont été
ni évaluées, ni analysées du moins les résultats bruts ont été publiés.
L’élaboration du projet de politique nationale de population qui n’a
jamais fait l’objet d’une déclaration officielle, a au moins l’avantage
d’avoir servi comme exercice pratique.
On observe par ailleurs, une réelle prise de conscience des questions de
populations et des liens étroits entre la croissance démographique et le
développement économique, par les nouvelles autorités.
L’EVF/EMP introduite dans le système éducatif continue de prendre
lentement mais sûrement racine tant dans l’enseignement primaire et
secondaire et secondaire que dans l’enseignement supérieur et
professionnel.
Enfin, le projet « Femmes et développement » a donné naissance au
Service National Femme et Développement au sein du Ministère des
Affaires Sociales et de la Famille.
B : leçons tirées
Il ressort de la lecture du rapport de l’évaluation indépendante du
programme 1986-1990 que les structures de mise en œuvre, s’étaient
révélées trop fragiles pour soutenir efficacement les projets peu
intégrés et complexes du Programme. De plus crées juste à l’occasion de
la mise en œuvre des projets,ces structures dépendaient trop des apports
financiers extérieurs des projets pour leur survie et leur pérennisation
.La formation des cadres nationaux sur le tas en les encadrant pour
effectuer des travaux concrets aurait permis de mieux renforcer leurs
capacités techniques que la stratégie inefficace des voyages d’études,
des séminaires et autres ateliers régionaux qui ont été privilégiés dans
le choix d’une approche visant à organiser, à terme,des formations
locales destinées à constituer une masse critique de cadres nationaux
dans un domaine donné.
L’exécution des projets du dernier Programme par des agences du Systèmes
des Nations Unies dont plusieurs n’avaient pas de représentation en RDC
ne s’étant pas révélé performante,il est tentant de passer à l’exécution
nationale en privilégiant notamment les structures confessionnelles
comme les principaux partenaires de la RDC, bilatéraux et
intergouvernementaux qui ,depuis qu’ils ont suspendu pour des raisons
politiques leur coopération structurelle avec le pays en 1992.Depuis
lors, la quasi-totalité des nombreux grands projets d’appui aux secteurs
sociaux, notamment au secteur de la santé, financés par l’extérieur,
sont exécutés essentiellement par des institutions confessionnelles
religieuses notamment les Bureaux Diocésain des Oeuvres
Médicale (BDOM )catholiques présents dans toutes les provinces et, la
Direction des Œuvres Médicales(DOM) de l’Eglise du Christ au Congo(ECC).
Vu tout le bien que l’on dit de la gestion de leurs structures de santé,
il est tentant, face au dysfonctionnement de nombreux services publics
de santé, associée à la longue et grave crise économique et politique
qui frappe le pays depuis plus de dix ans, de leur confier l’exécution
de la majeure partie des projets du sous-programme Santé de la
Reproduction. Mais en constatant que le taux de mortalité maternelle
hospitalière a plus que doublé, passant de 870 à 4,6 p.100 en 1995 à
1837 p.100 000 NV en 1998 ,30 p.100 des adolescents de moins de 20 ans
sont victimes d’avortements clandestins souvent mortels et,l’espérance
de vie à la naissance a chuté de 52 ans en 1993 à 48 ans en 1998 ,il
devient évident que les très importants investissements faits dans le
secteur de la santé ne se reflètent pas sur les indicateurs de la Santé
de la Reproduction et qu’il y a lieu de se poser des questions sur
l’impact réel de ces investissements sur l’état de la Santé de la
Reproduction En RDC.
III. Programme 2002-2006
Le but du programme 2002-2006 est de contribuer de contribuer à
l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise parla
réduction de la pauvreté, à travers l’amélioration de l’état de la Santé
de la Reproduction et le renforcement des capacités d’action de la femme
congolaise du statut de la femme, ainsi que par la prise en compte des
questions de population dans la planification du développement durable.
A l’horizon 2009 fixé par le ministère de la Santé, ce programme devra
avoir contribué à réduire les niveaux très élevés de mortalité
maternelle et infantile selon une tendance de 10 p.100 par an et,
freiner l’expansion de l’infection à VIH/SIDA par la réduction à terme
de 5 p.100 des taux actuels de prévalence. Il devra également avoir
contribué à l’amélioration de la situation de la femme par un meilleur
accès à ses besoins stratégiques de formation, d’éducation, de revenus
et une meilleure représentativité dans les instances nationales de prise
de décision.
L’objet du programme est triple :
1) Contribuer à l'accroissement de l'utilisation des services de la
production de qualité et des prestations appropriées d'information
éducation et communication visant les différents groupes cibles dans les
dix provinces couvertes par le Programme
2) Contribuer à l’amélioration de la prise en compte des problèmes de
population prioritaires identifiés en RDC dans les politiques, plans et
programmes de développement selon l’approche genre.
3) Contribuer à accroître le soutien et l’adhésion des décideurs
politiques, des leaders d’opinion religieux, traditionnels et
communautaires ainsi que des cadres nationaux de Santé de la
reproduction, de lutte contre le VIH/SIDA et de Promotion Féminine.
Principaux problèmes de
population identifiés et Recommandations du GTI
Le groupe de travail interministériel (GTI) qui a réalisé une opération
nationale d’évaluation de la population simplifiée. Sur cette base, le
GTI a identifié comme principaux problèmes de population en RDC : Les
problèmes en matière de santé de la reproduction et ceux de en matière
de population et développement.
En matière de Santé de la Reproduction
Le GTI a recommandé à l’UNFPA de faciliter l’accès de la population aux
informations et à des services de SR en mettant l’accent sur
l’amélioration de la qualité des services par la réhabilitation des
structures de SR appuyées par ce programme, la fourniture des
équipements appropriés et des contraceptifs y compris les préservatifs
spécialement pour la protection contre l’infection à VIH, mettre
l’accent sur la promotion du changement de comportements en matière de
sexualité et de reproduction en particulier chez les jeunes,les
adolescents et les membres des Forces armées et Police et, la formation
et le recyclage du personnel en soins obstétricaux et gynécologiques
d’urgence pour assurer une maternité à moindre risques.
En matière de population et développement
Promouvoir une prise de conscience nationale des liens étroits entre la
population et le processus de développement et de la nécessité de
renforcer les capacités d’action de la femme en vue de sa pleine
participation au processus du développement et à la maîtrise de la
fécondité,actualiser les données démographiques et socio-économiques de
base et, intégrer les facteurs démographiques et environnementaux comme
variables endogènes dans les politiques ,plans et programmes de
développement durable.
Ressources financières du
programme
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Sous Programme |
Ressources régulières de l’UNFPA |
Fonds Multi-bilatéraux |
Total |
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SR |
13.6 |
11.4 |
25.0 |
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PSD |
1.7 |
0.6 |
2.3 |
|
Plaidoyer |
2.2 |
- |
2.2 |
|
Multi-sectoriel |
0.5 |
- |
0.5 |
|
Total |
18.0 |
12.0 |
30.0 |
|
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