Fonds des Nations Unies pour la Population
République Démocratique du Congo
mardi 21 mai 2013

Carte de la RD Congo

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Projet de prevention et de réponse qux violences sexuelles fqites qux femmes, aux filles, aux enfents et aux hommes en R.D. Congo - Projet ACDI

Cible : 15000 survivants des violences sexuelles.
Durée : 4 ans (2006-2011)
Rayonnement : Est-RDC (Provinces du Nord et du Sud Kivu)
Parties prenantes : Agences du Système des Nations Unies, Gouvernement, ONGs, Société civile)



Objectifs

D’ici 2009, l’information et les données sur les violences sexuelles faites aux femmes, aux jeunes et aux enfants mises à jour et régulièrement publiées D’ici 2009, les principaux leaders politiques, administratifs, traditionnels militaires et religieux engagés à soutenir la lutte contre les violences sexuelles.

D’ici 2009, les capacités techniques d’au moins 51 structures de prise en charge médico-sanitaire dont 17 de référence reparties dans les provinces du Nord et Sud Kivu renforcées ;

D’ici 2009, au moins 15.000 cas de violences sexuelles bénéficient d’une prise en charge médico sanitaire dont au moins 10% de cas de fistules réparées D’ici 2009, au moins 15 000 victimes reçoivent une réponse psychosociale de qualité et adaptée à leur situation et à leur âge et 90 réseaux communautaires/structures communautaires renforcées

D’ici 2009, au moins 30% des victimes de violences sexuelles bénéficient d’un appui socio économiquement pour leur réintégration

D’ici 2009, l’assistance juridique et judiciaire à au moins 30%

Background

Depuis 2006, l’UNFPA, l’UNICEF et le HCDH mettent en œuvre un projet conjoint de prévention et de réponse aux violences sexuelles dans les provinces du Nord et Sud-Kivu avec l’appui financier de l’Agence Canadienne de développement international (ACDI), en partenariat avec les structures étatiques et non étatiques.

D’une année à une autre, des progrès contribuant à l’atteinte des objectifs du projet sont réalisés.

La collecte des données, la sensibilisation de la population et le plaidoyer auprès des autorités (militaires, policières, administratives, coutumières, religieuses etc.), le renforcement des capacités des partenaires de mise en œuvre du projet, la réhabilitation des structures de prise en charge des survivantes ainsi que l’équipement et l’approvisionnement en intrants desdites structures ont permis d’assurer une réponse en terme de prévention et de réponse aux violences sexuelles perpétrées contre les femmes, les filles, les enfants et les hommes à l’Est de la RD Congo.

Résultats

La collecte des données : Le système de collecte de données mise en place a permis d’identifier 14845 incidents de violence sexuelle et une cartographie des besoins en intervention a été élaborée. Les progrès réalisés dans l’identification des survivantes est de 98.9%, le seuil étant 15000 cas sur les quatre ans (2006-2009).

Le plaidoyer et la sensibilisation : Grace à l’IEC/CCC 638573 personnes ont été touchées par la sensibilisation par le biais de la radio, la télévision, la communication interpersonnelle, séances de sensibilisation ciblant des groupes de personnes, des affiches murales avec messages spécifiques contre les violences sexuelles, des conférence-débats, des journées festives internationales, des églises et des leaders d’opinions de la société civile. Les femmes et les hommes ont alors commencé à sortir du silence, à dénoncer et à demander les services offerts en termes de soins de santé, d’accompagnement juridique-judiciaire, d’accompagnement psychosocial et de réinsertion socioéconomique. Par ailleurs suite au plaidoyer 320 leaders politiques, administratifs, traditionnels militaires et religieux rencontrés se sont engagés à soutenir la lutte contre les violences sexuelles.

Prise en charge médico-sanitaire : Le renforcement des capacités des 38 structures médicosanitaires réhabilitées, équipées de matériels médicaux nécessaires, approvisionnées en médicaments et dotées de personnels formés et recyclés pour la prise en charge des survivants des violences sexuelles a permis de prendre en charge 36531 victimes de violences sexuelles parmi lesquelles 1595 portant des fistules vesico-vaginales ont bénéficié de réparations chirurgicales desdites fistules. Le taux de progression pour la prise en charge médicale des survivantes est de 2435% et pour la réparation chirurgicale des fistules elle est de 106%.

Accompagnement psychosocial : Des maisons d’écoute fonctionnelles (64) et des espaces ‘’Amis des jeunes’’ ont permis l’accompagnement psychosocial des 37807 survivantes de violences sexuelles ayant présenté des perturbations émotionnelles. 3651 parmi elles avaient perdu le droit de cité dans leurs communautés d’origine et leurs ménages suite à la stigmatisation, mais grâce à la médiation familiale exercée par des relais communautaires formés, 2524 d’entre elles ont été réinsérées dans leurs familles et communautés d’origine. Le taux de progression de l’accompagnement psychosocial est de 252% le seuil étant 15000 victimes.

Réinsertion socioéconomique : Un appui socioéconomique a été donné à 7095 survivantes dont certaines ont bénéficié d’un apprentissage de métiers pour exercer des activités génératrices de revenus (AGR) Selon les opportunités offertes par les milieux, le petit commerce, la coupe et couture, le tricotage, la broderie, l’élevage et l’agriculture sont les activités génératrices de revenu les plus pratiquées par les survivantes. Le taux de progression pour l’appui socioéconomique est de 157% le seuil étant de 4500 victimes.

Accompagnement juridique-judiciaire : 2416 dossiers ont été constitués pour l’accompagnement juridique et judiciaire des survivantes. 1537 victimes ont été par ailleurs assistées en justice et 508 jugements ont été rendus à la suite des poursuites initiées. Le taux de progression pour l’assistance juridique te judiciaire est de 53% le seuil «étant de 4500 victimes.

Defis.

 Faible niveau de mise en œuvre de certains engagements pris par les leaders politico administratifs et militaires dans la lutte contre les violences sexuelles.

 Couverture incomplète des services de différents volets dans certaines zones d’intervention du projet

 Nombre limité d’experts dans la prise en charge des complications psychiatriques présentées par les survivants et très faible couverture de structures de prise en charge de santé mentale.

 Insuffisance des ressources humaines qualifiées pour l’étude des opportunités, l’encadrement technique des survivants et la définition du paquet minimum d’assistance pour la réinsertion socioéconomique.

 Non paiement des réparations aux victimes qui reçoivent l’allocation des Dommages et Intérêts par les cours et tribunaux.

 L’impunité des officiers de l’armée (FARDC) et de la police nationale congolaise (PNC).



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