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Projet Conjoint UNFPA/Unicef/HCDH (BCNUDH/MONUC) - Financement par le Royaume de La Belgique
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But : prévention et réduction des violences sexuelles faites aux femmes, aux jeunes et aux enfants ainsi que la réintégration familiale et communautaire.
Cible : 25 000 victimes de violences sexuelles (pour les 3 provinces)
Couverture géographique : Equateur, Province Orientale, Maniema
Approche thématique selon l’avantage comparatif des agences (UNFPA, UNICEF, BNUDH)
Partenariat : Gouvernement/Agences des Nations Unies/Bailleurs des Fonds/ONGs/Societe Civile
 Produit 1 (UNFPA) : Collecte de données/information,
 Produit 2 (Volet transversal) : Plaidoyer et sensibilisation  Produits 3 & 4 (UNFPA) : Volet médico-sanitaire
 Produits 5 & 6 (UNICEF) : Volet psychosocial
 Produit 7 (BCNUDH/MONUC) : Volet juridique, judiciaire et sécuritaire
 Produit 8 (UNFPA) : Volet réinsertion/réintégration
Principaux résultats
Information et données sur les violences sexuelles mises à jour et régulièrement publiées
Des Supports harmonisés et actualisés de collecte de données, Protocoles et Modules de formation de prise en charge des violences sexuelles ont été produits, distribués et sont actuellement utilisés par les partenaires de mise en œuvre. Une base de données on line en place a été mise en place dans chaque province pour les données de routine.
Grâce au système d’identification et de référence et contre référence en place, plus de 33.292 Victimes ont été identifiées dans les 3 provinces entre 2005 et 2008 et un grand nombre de survivants ont été référés vers les structures de prise en charge médicale, d’accompagnement psychologique, et judiciaire et de réinsertion socio économique.
Le type de violences sexuelles majoritairement reporté est le viol. Les victimes sont essentiellement des femmes et les filles Plus de 65% des victimes de violences sexuelles ont moins de 18 ans et 40 % des survivantes accompagnées au plan psychosocial sont des enfants.
Le profil des agresseurs tend aussi à s’inverser. Initialement considéré comme le fait des hommes en uniforme, de plus en plus de civils se rendent coupables de ces forfaits
Plaidoyer /Sensibilisation
Des messages clés ont été développés sur divers supports IEC en français et lingala swahili et anglais (dépliants, assettes, films - documentaires (Ames Brisées etc.) ont été produits et diffusés au cours d’événements clés (Symposium Bruxelles 2006, Procès de Songon Boyo et Lieke - Lesole, campagnes nationales, journées internationales etc.).
Grâce au projet, les questions de violences basées sur le genre connaissent une grande publicité au niveau national et international et l’impact sur le niveau de connaissances et le comportement des militaires est désormais perceptible (Commission mixte PNC/FARD).De plus en plus de survivantes parlent désormais à visage découvert. 105 comités de vigilance villageois ont été mis en place en Equateur.
Des preuves d’engagement au niveau des autorités politico – administratives, parlementaires et coutumières ont été enregistrées.
Par exemple grâce aux actions de plaidoyer, le Président de la République a fait une déclaration publique sur la Politique de Tolérance 0 en matière de lutte contre les violences basées sur le genre. Les ministères provinciaux genre ont aussi vu leur leadership se renforcer, notamment à travers le processus d’élaboration des termes de référence des organes de coordination provinciale en vue de l’appropriation nationale des interventions de lutte contre les violences sexuelles en RDC dans les 3 provinces couvertes par le projet.
Prise en charge médico -sanitaire
Des acquis notables ont été enregistrés dans la prise en charge médicale des victimes. En effet, 29 structures sanitaires ont été équipées et régulièrement approvisionnées en intrants spécifiques dans 10 des zones sanitaires des 3 provinces couvertes contre la cible de 27 structures attendues.
Vingt (20) structures ont été réhabilitées. De même, 519 prestataires ont été formés en divers domaines : gestion clinique des viols, SR/IST/VIH, PTME, counselling/écoute active, gestion des commodités, prévention de l’infection intra hospitalière par rapport à la cible des 315 ciblés ; 28 prestataires ont bénéficié de la formation en chirurgie réparatrice des fistules par rapport à la cible de18 professionnels de santé attendue. Ce qui a permis de prendre en charge médicalement plus de 16270 cas dont 141cas de réparation chirurgicale de fistules.
Seulement 30 % de ces cas viennent dans les délais des 72 heures de l’agression et peuvent bénéficier des kits pep et de la contraception d’urgence. Parmi les raisons évoquées, l’on note l’éloignement, le manque de transport malgré quelques actions novatrices de sites sentinelles pour le pré positionnement des kits pep.
Accompagnement psychologique
Plus de 12997 victimes ont été accompagnées psychologiquement grâce aux efforts conjugués de 204 réseaux communautaires. Parmi les 4285 survivantes accompagnées, 2050 ont pu retrouver l’estime de soi en 2008.
Au total, 3174 kits NFI (Non Food Items) ont été distribués aux survivantes les plus démunies. Environ 45 sites récréatifs /espaces pour jeunes et enfants ont été mis en place et ont permis de sensibiliser 154.326 enfants sur les questions de violences sexuelles à travers le théâtre participatif etc.…
Environ 577 enfants victimes et enfants de victimes ont bénéficié des kits scolaires et ont été maintenus dans les écoles
Assistance juridique et judiciaire
La Loi sur les violences sexuelles de Juillet 2006 a été promulguée et vulgarisée à plus de 100000 exemplaires.
26 juridictions civiles et militaires de 1er degré ont été appuyées et 10 cliniques juridiques ont été installées. Un total de 480 acteurs judiciaires ont été formés sur l’application de la loi dans la répression des violences sexuelles et la protection des victimes et témoins. Autant de chefs coutumiers ont été formés/sensibilisés sur le droit coutumier et les questions d’approche genre.
Le fonds d’assistance judiciaire a permis d’initier 5000 dossiers parmi lesquels 1874 ont été instruits avec 437 jugements rendus. Aucune réparation n’a été enregistrée.
30 cellules de la prison de Mbandanka en Equateur et le tribunal de Kabondo en Province Orientale ont été réhabilitées. Trois prisons (Lisala, Buta et Kindu) ont aussi bénéficié d’une réhabilitation légère. Une table ronde sur les obstacles à l’application de la loi a été organisée en 2008. Deux Etudes jurisprudentielles ont été réalisées en 2005 et 2008. Huit (8) audiences foraines ont été organisées dont les plus célèbres sont les procès de SONGO-MBOYO (2005) et LIEKE LESOLE (2009)
Réinsertion socio économique /réintégration familiale et communautaire
Plus de 3000 survivantes on bénéficié d’activités génératrices de revenus (AGR) dont les plus importantes sont le maraîchage, la coupe couture, le petit commerce, la pâtisserie/boulangerie, l’élevage, le salage, la savonnerie etc.).Elles sont désormais des agents de développement dans leur milieu de vie.
Environ 1114 médiations familiales ont réalisées et ont permis à 358 survivantes de regagner leurs foyers réussies.
Témoignages
Une Mère de famille répudiée puis réhabilitée
Ce qui m’est arrivée m’a emmené au divorce. Grace au projet j’ai appris la coupe et couture et mes enfants vont à l’école. Et mon mari est revenu à la maison. Nous avons acheté une parcelle de terre, nous avons construit une maison et nous nous occupons ensemble de notre famille.
Une Mère d’une enfant de 6 ans violée qui souffre actuellement d’une pseudo paralysie avec des rechutes
Comme j’étais la mère, j’ai bénéficié de la réinsertion. Avant je fabriquais des briques. Maintenant je fais la couture et j’arrive à subvenir aux besoins de ma famille. Ce qui me préoccupe pour l’instant c’est la santé de ma fille.
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