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Programme genre
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La composante Genre consolidera les efforts en matière d’intégration des questions de genre dans les politiques et programmes de développement. Elle a pour effet : «D’ici 2012, un environnement propice à l’égalité et l’équité de genre et à l’élimination des violences sexuelles et basées sur le genre est créé».
La réalisation de l’effet relatif à cette composante sera accomplie par l’atteinte d’ici 2012 des cibles suivantes :
(i) Coupures de presse sur les questions du genre; (ii) Nombre de déclarations sur les questions du genre faites par les leaders; (iii) Nombre d’articles de la Convention sur l’élimination des discriminations à l’égard de la femme ayant connu de progrès significatifs dans leur application; (iv) Nombre des femmes représentées dans les Institutions aux niveaux national, provincial et local.
Deux produits sont attendus de cette composante. Le premier produit se rapporte à l’effet 2 du domaine d’intervention Genre du Plan stratégique qui s’intitule ainsi «Promotion de l’égalité des sexes, des droits en matière de procréation et facilitation de l’autonomisation des femmes et des adolescentes grâce à un climat socioculturel propice à la participation des hommes et à l’élimination des pratiques néfastes». Tandis que le deuxième produit se rapporte à l’effet 4 du Plan stratégique qui s’énonce ainsi «Élargissement des ripostes face aux violences sexistes, et en particulier à la violence au foyer et aux violences sexuelles grâce à l’amélioration des politiques, la mise en place de systèmes de protection, l’application des lois et la mise en place de services de santé sexuelle et procréative et de prévention du VIH, notamment dans les situations d’urgence et de post-urgence».
Produit 1 : Les capacités institutionnelles et techniques de ministères et du parlement sont renforcées pour promouvoir la situation politique et économique de la femme.
La réalisation de ce produit sera évaluée par l’atteinte d’ici 2012 des cibles suivants : (i) Nombre de textes discriminatoires contre les femmes révisés et nombre de textes en faveur de femmes et de jeunes promulgués; (ii) Nombre de femmes occupant les postes de prise de décision au niveau national, provincial et local.
Ce produit sera atteint en développant les cinq stratégies suivantes. La première stratégie se focalise autour du renforcement des capacités techniques et institutionnelles des structures clé du Gouvernement aux niveaux central et provincial. Les activités à exécuter pour la mise en oeuvre de cette stratégie sont :
(a) Former les cadres techniques du Ministère du Genre, Famille et Enfant et les points focaux Genre des ministères et du parlement en approche genre et développement; (b) Appuyer la mise en place au sein du Service National Femme et Développement d’un comité de coordination et de suivi des points focaux Genre aux niveaux national et provincial; (c) Réhabiliter 8 Centres de Promotion de la Femme (Maisons de la Femme) dans les deux Kasaï, Equateur, Maniema, Orientale, Kinshasa, Nord et Sud-Kivu; (d) Équiper les Centres de Promotion de la Femme (Maisons de la Femme) dans les chefs lieux où les centres de promotion de la femme n’existent pas encore; (e) Participer à 10 conférences et voyages d’études dans le domaine de la promotion de la femme et de l’égalité homme et femme ; (f) Doter le ministère du Genre et les divisions provinciales en matériels et équipements; (g) Redynamiser le Conseil National de la Femme et les conseils provinciaux de la femme; (h) Appuyer les activités de la composante Genre.
La deuxième stratégie porte sur la mise en oeuvre des principes de non discrimination à l’égard de la femme et de parité homme et femme, tels que prévus dans la constitution. Les activités qui s’y réfèrent sont les suivantes :
(a) Réaliser une analyse situationnelle sur les inégalités et les disparités du genre; (b) Actualiser le document des stratégies d’intégration le genre dans les politiques et programmes de développement en RDC; (c) Elaborer la politique nationale sur le Genre; (d) Organiser un atelier préparatoire du projet de loi de mise en oeuvre de la politique nationale genre par le parlement; (e) Faire le plaidoyer auprès des responsables des partis politiques pour la prise en compte de la dimension genre au niveau du staff dirigeant et au niveau des listes électorales; (f) Appuyer la mise en place d’une base des données sur les questions du genre au sein de la DEP du Ministère du Genre; (g) Former 4 cadres nationaux et 22 provinciaux (hommes, femmes et jeunes) en leadership féminin et en techniques de plaidoyer ; (h) Organiser au niveau de chefs lieux des provinces des actions de communication pour le changement de comportement pour susciter l’éveil et l’engagement politique de la femme et de la jeune fille; (i) Appuyer les activités de 8 centres de promotion de la femme; (j) Organiser un atelier sur l’intégration des questions de genre dans les manuels d’éducation scolaire; (k) Organiser 6 consultations dans le cadre des mécanismes de suivi de la CEDEF, Plate forme de Beijing, le statut de la femme, protocole de Maputo sur Genre et développement; (l) Restituer les conférences internationales et régionales sur les questions de genre; (m) Actualiser le guide biographique des femmes cadres et leaders (niveau national et provincial); (n) Célébrer les journées internationales en faveur de la femme et de la jeune fille en collaboration avec les organisations de la société civile et confessionnelles; (o) Organiser le 2ème Forum national des ONG féminines.
La troisième stratégie porte sur la mobilisation des ressources en faveur des Activités Génératrices de Revenu (AGR) en collaboration avec la société civile. Cette stratégie sera mise en oeuvre à travers les activités suivantes :
(a) Organiser une table ronde pour la mobilisation des ressources auprès des bailleurs des fonds internes et externes; (b) Renforcer les capacités du Ministère du Genre, Famille et Enfant en matière de mobilisation et de coordination des interventions sur les AGR en collaboration avec la société civile; (c) Former les membres des structures d’encadrements et les bénéficiaires (ONGs des femmes et des jeunes) des micro- réalisations en gestion des AGR; et (d) Octroyer les fonds, et faire le suivi de la gestion des AGR.
La quatrième stratégie consistera à l’intégration des questions de genre dans les processus de budgétisation. Cette stratégie sera mise en oeuvre à travers les activités ci-après :
(a) Faire plaidoyer à l’endroit des autorités de l’ECOFIN pour la prise en compte de la dimension genre dans la nomenclature du budget national; (b) Former 15 cadres nationaux et provinciaux en matière de budgétisation sexo-spécifique; (c) Faire plaidoyer à l’endroit du Parlement pour la prise en compte de la dimension genre dans le processus de budgétisation.
Produit 2 : Capacités institutionnelles et techniques des réseaux et organisations des communautés renforcées en vue de combattre les violences basées sur le genre.
La réalisation de ce produit se fera notamment par l’atteinte des cibles suivants d’ici 2012 :
(i) Proportion de femmes victimes de violences basées sur le genre recevant une assistance judiciaire et juridique, un support psychosocial et une assistance; (ii) Nombre de procés prononcés contre les auteurs de violences sexuelles; (iii) Nombre de cas de violences sexuelles rapportés et portés en justice; et (iv) Nombre de leaders engagés dans la lutte contre les violences sexuelles et les violences basées sur le genre.
Ce produit sera réalisé par la mise en oeuvre des stratégies suivantes. La première stratégie met l’accent sur le renforcement des capacités des réseaux des femmes, des confessions religieuses, des jeunes, des medias et des organisations communautaires pour combattre les violences sexuelles et les violences basées sur le genre et promouvoir la planification familiale, la santé de la reproduction et la prévention contre les IST et le VIH/SIDA. Les activités à mener pour la mise en oeuvre de cette stratégie sont :
(a) Former tous les réseaux et les ONG ciblés sur les violences basées sur le genre; (b) Former les membres des réseaux et ONG ciblés sur l’élaboration et la gestion des projets, ainsi que les techniques de mobilisation des ressources ; (c) Doter les réseaux et ONG en matériels et équipements; (d) Organiser la participation des réseaux et ONG ciblés aux conférences et voyages d’études; (e) Former les leaders d’opinion sur les SGBV.
La deuxième stratégie sera axée sur l’ accroissement des efforts pour la prévention et la réponse aux violences sexuelles et violences basées sur le genre. Cette stratégie sera mise en oeuvre par l’exécution des activités suivantes :
(a) Appuyer les mécanismes de coordination en matière de lutte contre les violences basées sur le genre; (b) Soutenir les activités des réseaux et des ONG; (c) Organiser des actions de sensibilisation et d’éducation sur les droits humains en matière de violences basées sur le genre au sein de l’armée; (d) Faire le plaidoyer pour la mise en oeuvre du plan national de lutte contre les violences sexuelles; (e) Soutenir les actions de CCC et de vulgarisation des instruments juridiques ayant trait à l’équité de genre; (f) Renforcer les capacités techniques et institutionnelles des cliniques juridiques; (g) Organiser les compagnes de sensibilisation et des actions de CCC en faveur des communautés de base pour la dénonciation des violences basées sur le genre; (h) Organiser la formation des unités de police et militaire sur les questions de violences basées sur le genre.
La troisième stratégie vise la promotion du plaidoyer pour l’application des nouvelles lois visant à éliminer l’impunité des auteurs des violences sexuelles. Cette stratégie sera mise en oeuvre en exécutant les activités suivantes :
(a) Vulgariser les nouvelles lois sur la répression des violences sexuelles; (b) Organiser des séances de plaidoyer pour l’application effective des lois.
La quatrième stratégie tient au renforcement du rôle des médias dans le suivi du phénomène des violences basées sur le genre, en particulier les violences sexuelles. Cette stratégie sera axée sur les activités ci-après :
(a) Réaliser des documentaires, des publications et dossiers de presses sur la situation de la femme et des jeunes en RDC; (b) Produire des supports de sensibilisation et de plaidoyer sur les violences sexuelles; (c) Faire le plaidoyer auprès des responsables des médias pour l’intégration des questions des violences sexuelles basées sur le genre, en particulier des violences sexuelles dans les grilles de programme des médias; (d) Soutenir 22 radios communautaires ciblées dans la production d’émissions sur les violences sexuelles et les fistules.
La cinquième stratégie vise le renforcement du rôle des communautés, des groupes des femmes ciblés et des parlementaires dans les efforts de plaidoyer pour la promotion et la protection des droits humains appliqués aux femmes. Cette stratégie sera mise en oeuvre à travers les activités suivantes :
(a) Organiser la relecture et la révision des dispositions légales discriminatoires Ã
l’égard de la femme et de la jeune fille; (b) Faire le plaidoyer pour l’adoption de nouvelles lois; (c) Vulgariser les instruments juridiques nationaux et internationaux qui consacrent les droits humains appliqués aux femmes (le code de la famille, le code du travail, la CEDEF, CDE, les articles 13 et 14); (d) Célébrer les journées internationales en faveur de la femme et de la jeune fille; (e) Elaborer le rapport d’évaluation périodique sur l’état d’application de la CEDEF.
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